Définir le cap : donner du sens à sa vie

Alors, nous partons en navigation, mais où allons-nous ?

Dans quelle direction partons-nous ? Sud, Ouest, Nord, Est ?

Le « sens de la vie » représente la direction que chaque personne poursuit dans sa vie, et le moteur qui la pousse à l’action. Ce sens est le premier nutriment de la motivation du pouvoir d’agir. Jacques Lecomte nous explique que l’homme donne du sens à sa vie à travers trois dimensions :
— la dimension affective et relationnelle (amour, amitié, et parentalité),
— la dimension cognitive (pensées, croyances et valeurs)
— la dimension comportementale : (engagement dans une activité artistique, humanitaire ou professionnelle).

Lors de l’accompagnement d’étudiants et d’adultes sur leur projet professionnel, j’ai pu observer des points communs dans la recherche d’un travail épanouissant. Les personnes recherchent, toutes : un travail qui ait du sens à leurs yeux. Selon leurs valeurs, leur choix sera différent, mais J. Lecomte a pu définir 2 ingrédients nécessaires pour trouver ce sens dans son activité :
— la production de quelque chose (qui peut être immatériel : un changement de comportement, l’acquisition d’un savoir),
— une activité qui leur fait se sentir utile, qui profite aux autres, et qui leur permet de développer leur potentiel.

Une des clés du bonheur devient alors d’être productif dans ce qui a un sens profond pour soi. Ce sens ne nous est pas donné, il faut s’attacher jour après jour à le découvrir, le sculpter et s’y engager.

J’ai mis des années à sculpter ce sens et à trouver une voie professionnelle épanouissante. Je me souviens précisément du début de ce voyage. J’étais dans une nouvelle société depuis seulement quelques mois, et j’avais déjà fait le tour de la question. Je n’allais pas apprendre et être suffisamment stimulée par les projets. Dans mes fonctions, je n’étais pas en accord avec mes valeurs,. J’ai commencé à écrire pour trouver cette voie, ce projet professionnel. Le chemin n’a pas été ni linéaire, ni rapide.

Quand j’ai commencé à identifier la formation, j’avais encore du mal à valider complètement ce choix. J’attendais que quelqu’un le fasse pour moi, je cherchais une validation extérieure pour que l’on me dise « tu es faite pour ce métier ». J’ai eu la chance de trouver sur mon chemin des personnes qui ne l’ont pas fait et qui ont attendu que je fasse ce choix par moi-même.

Je me souviens très précisément quand et comment j’ai validé ce choix. Je donnais un cours à des étudiants sur le projet professionnel. Au moment où je faisais une pause d’une seconde, j’ai ressenti la même joie qui m’habite quand je danse, là, alors que j’étais en train de travailler. Un plaisir et une telle joie… Le corps répond toujours, quand on l’écoute. C’était clair. Personne d’autre n’avait cette réponse.

Alors bien sûr, mon parcours est singulier. Entre le début de ma réflexion en 2006, il s’est passé presque 10 ans pour que je vive pleinement un projet professionnel épanouissant. En regardant tout ce que j’avais traversé, j’ai essayé de construire et de trouver des outils qui auraient pu m’aider. En effet, pour certaines personnes, il est très facile de le définir. Elles ont toujours su ce qu’elles voudraient faire. Pour d’autres, il faut retrouver l’inspiration qui s’est un peu effacé après les années, les portes qui se fermaient, la réalité plus dure que l’on ne l’aurait souhaité…

L’exercice du meilleur moi possible, est un exercice de Psychologie Positive, proposée par S. Lyubomirsky, dans son livre « Comment être heureux et le rester ». Cette activité vous demande de réfléchir à votre « meilleur vous » possible, maintenant et pendant les semaines à venir. Elle vous propose de vous visualiser dans le futur. Tout s’est passé pour le mieux, vous avez accompli tous vos objectifs de vie, et vos meilleurs potentiels ont été mis en œuvre. Imaginez-vous clairement dans ce futur, décrivez-le et écrivez ce qu’il s’y passe. Voyez ceci comme la réalisation de tous vos rêves et de votre meilleur potentiel. A chaque pensée identifiez la meilleure issue possible ; ceci vous aidera à orienter vos décisions présentes. Une fois ce meilleur-vous décrit, continuez à réfléchir ainsi et complétez votre écrit pendant plusieurs semaines.

Le démarrage peut être difficile pour certaines personnes. L’éducation, la société, les épreuves de la vie ont rendu le fait de rêver extrêmement difficile. Commencez et faites-le par étapes.

Comment imaginez-vous votre lieu de vie, votre quotidien, vos relations, votre famille ?

Ne vous bridez pas. Exprimez-le par écrits, en dessin ou en collage. Trouvez la manière qui sera le plus fluide et qui libérera le plus votre inspiration et votre créativité.

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