Etre son propre écosystème écologique

La définition wikipédia d’un Ecosystème est celle-ci « En écologie, un écosystème est un ensemble formé par une communauté d’êtres vivants en interrelation (biocénose) avec son environnement (biotope). Les composants de l’écosystème développent un dense réseau de dépendances, d’échanges d’énergie, d’information et de matière permettant le maintien et le développement de la vie. »

Si je remet cela à la hauteur d’un être humain, nous avons bien différentes cellules vivantes, qui vivent en interrelation, et qui sont aussi en échange avec un environnement. Toutes ces cellules, et plus largement ces muscles, ces organes échangent de l’information, et de l’énergie permettant le maintien et le développement de la vie…Mais dans ce qui fait de nous un être humain et vivant, il y a également nos émotions…dont on a parfois l’impression qu’elles ont leur propre vie !

Pour ce qui concerne l’adjectif écologique, on peut lire « qui ne nuit pas à l’environnement« .

Si on fait encore une fois le parallèle avec l’être humain, ne pas nuire à son environnement, peut être ne pas déteriorer la nature mais également son environnment professionnel et personnel.

Comment pourrions-nous nuire à notre environnement ?

Déverser notre colère et notre aggressivité sur nos collègues, nos proches.
Vivre et communiquer son stress tous les jours, dans les différentes sphères de notre vie.
Reporter sur l’autre ses propres incapacités, voire les lui reprocher.
Déverser nos émotions et pensées négatives, sur l’autre, sans lui demander son avis.
Dévaloriser, blesser, humilier l’autre pour tout ce que l’on a pas accepté.

La liste pourrait être longue….Quand je ne réponds pas à mes besoins : besoin de s’exprimer, besoin de sérénité, besoin d’assurance, besoin de calme ou de repos, besoin d’amour…La soupière des émotions négatives se remplit, si je ne prends pas soin d’arrêter le feu sous la marmite et de traiter ces émotions…Cela se déverse partout autour ! Et les autres n’ont rien demandé ! 😉

Apprendre à écouter ses besoins, passe déjà par écouter tous les signes de fremissement et de remplissage de la soupière. Une tension dans le cou, un stress dans la poitrine, une tristesse qui revient… La voix qui s’accélère, les mots qui montent…Apprendre à écouter ces indicateurs au jour le jour ne veut pas dire « ne plus être en colère », ou parler toujours calmement. C’est juste apprendre à vider la soupière régulièrement, un peu comme on vide les poubelles dans une maison… Ne pas attendre au risque de parfois vivre en soi, dans un état insalubre, engorgé de stress ou de colère.

Cela fait des années que je suis sur ce chemin, de me concevoir comme un écosystème écologique pour moi et pour mes relations.
Le premier pas a été d’identifier mes besoins non respectés dans toutes situations de tension, de stress, de colère ou de conflit.
Le deuxième était de mettre en place des actions pour répondre à mes besoins, soit en exprimant une demande à l’autre, et / ou en regardant ce que je pouvais faire de mon côté.

J’ai ainsi appris que « tout de suite » n’était pas le meilleur moment. Pour les choses importantes, être disponible est primordial. Demander à l’autre si il est disponible, accepter si ce n’est pas le cas. Reconnaître quand nous ne sommes pas disponible ou avec l’énergie pour affronter telle ou telle situation de la vie.
Remettre à un moment plus opportun est parfois le meilleur choix à faire.

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