Faire les « bons » choix ? et si les mauvais n’existaient pas ?! (partie 2)

Avez-vous pris le temps de regarder vos choix, avec plus de recul ? (cf Faire les « bons » choix ? et si les mauvais n’existaient pas ?! (partie 1)

En portant ce regard un peu décalé, non seulement il n’y a plus vraiment de bon ni de mauvais choix, ni d’échec, mais en plusil ne peut plus vraiment y avoir de place pour les regrets, puisque l’on considère davantage le chemin que le lieu d’arrivée.

Il reste encore une petite chose pour que cela soit entièrement vrai.

Maintenant que vous avez saisi à quel point le simple fait de changer de regard sur ce qu’est un choix peut totalement modifier la façon de vivre votre vie  reste à savoir comment faire “ le meilleur choix” au moment où il se présente.

Encore une fois, je n’ai pas de solution miracle à vous proposer, simplement le bilan d’années d’expérimentations et de lectures.

Je poserais la question du “meilleur choix”, considérant ce qui précède, mais en d’autres termes : cela pourrait être : “le choix que nous ne pourrons pas regretter, car nous le ressentons comme étant le plus juste pour nous au moment de le faire.

Et c’est là que tout se complique, car on quitte le domaine de la rationalité pour entrer dans celui de la subjectivité, des ressentis et de l’intuition. 
Personne d’autre ne pourra jamais vous dire quel est le meilleur choix à faire, car il s’agit du meilleur choix pour vous !
Se contenter de placer les avantages et les inconvénients dans un tableau ne fera jamais le poids face à un ressenti qui s’oppose à la conclusion, obtenue par la seule réflexion. C’est le meilleur moyen d’avoir des regrets !

Nous en revenons donc à l’intérêt d’apprivoiser son intériorité, de développer sa capacité à s’écouter et à se faire confiance, de mieux se connaître, sans complaisance ni dureté excessive. De cette façon, il est possible d’apprendre à ressentir si quelque chose sonne juste pour nous ou pas en faisant appel à son intuition. L’intuition d’après moi, n’est pas quelque chose de fumeux, mystique ou mystérieux. Il s’agit simplement de notre capacité à dégager très rapidement un ressenti, en tenant compte de tous les paramètres dont nous disposons dans nos programmes mentaux : les données logiques et cartésiennes, les données émotionnelles, les impressions, la confrontation à nos expériences et à nos schémas personnels (sociétaux, familiaux, culturels), etc.

Bien sûr, il n’existe pas de bouton on/off de l’intuition. Comme un muscle que l’on sollicite, elle se développe ou au contraire s’atrophie. Nos sociétés occidentales et nos vies excessivement cartésiennes nous ont, semble-t-il, coupés de notre intuition. Il suffit de prendre un peu de temps pour soi, au quotidien, pour la retrouver. Certains utiliseront la méditation, d’autres le yoga, d’autres la relaxation, d’autres la formation ou l’accompagnement, d’autres encore la randonnée  à chacun ses méthodes.

Pour résumer :

Comment optimiser ses choix et mieux les assumer ?

 changer de regard sur la notion de bon ou de mauvais choix,
 développer son intuition pour mieux ressentir un choix juste pour soi, à un instant T

Trois petits exercices pour vous accompagner :

1/ Mon meilleur ami
Si mon/ma meilleure amie venait me voir avec son choix, son dilemme, que lui dirais-je ? (Et ce n’est pas forcément un conseil !)
Étant donné le temps que vous allez passer avec vous-même tout au long de votre vie  et si vous décidiez de devenir votre meilleur ami ? Mettez-vous dans la peau de votre meilleur ami, de votre coach, ou d’une personne inspirante pour vous … que vous dirait-elle ?

2/ Sur mon lit de mort
Imaginez-vous sur votre lit de mort, ayant vécu une vie heureuse et bien remplie, une vie sans regret, à un stade où la sagesse se défait des choses secondaires et superflues et où seul l’essentiel compte.
Quel conseil donneriez-vous à la personne que vous êtes aujourd’hui avec tout ce recul sur la vie ?

3/ Le point de vue de l’extra-terrestre
Entraînez-vous à observer chaque situation d’un point de vue différent. Du vôtre, de celui de l’autre personne (s’il y a débat ou conflit), du point de vue de vos parents, grand-parents, du point de vue d’une personne que vous admirez vraiment, du point de vue d’une personne d’une culture très différente (ethnie, continent,catégorie socioprofessionnelle, etc.) … et enfin du point de vue d’un extra-terrestre qui n’aurait aucune connaissance de ce qui est bien ou mal sur notre planète terre.

Amusez-vous avec des personnes d’horizons toujours variés et différents.
Une seule règle toutefois : tâchez de vous mettre véritablement dans la peau du personnage considéré avec toute ce que vous en connaissez ou pouvez imaginez de lui/elle (sa voix, sa posture, ses gestes, sa façon de marcher, etc.) Faites comme si vous étiez un acteur de théâtre : personne ne vous regarde, amusez vous ! Vous pouvez faire de cet exercice utile un moment très sympa et amusant.

À vous de jouer maintenant …

David

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