Il faut du temps pour vivre..

Plusieurs semaines, plusieurs mois, ces dernières années, j’ai pu goûter au ralentissement, au fait de prendre son temps.

En Polynésie, il m’a fallu presque 3 semaines pour ralentir mon rythme interne… puis j’ai du reprendre, sur les chapeaux de roues, et qu’est-ce que ça a été dur !

Le confinement nous amène à expérimenter un certain ralentissement. Vous pouvez vous dire que le ralentissement est plus facile à vivre sur un voilier entouré d’eau turquoise… Peut-être, mais malgré tout, ce ralentissement est interne. Vous avec vous.

Pour ceux qui continuent à travailler en télétravail, le ralentissement n’est pas total. Pour ma part, je garde un peu l’angoisse du vide…pourtant ces 3 premières semaines m’ont montré que ce rythme-là me permettait juste d’avoir le temps nécessaire pour moi : méditer, faire du sport, être en contact avec mes amis, cuisiner, me reposer, lire, peindre ou écrire. Ce matin, je me suis dit STOP à moi-même.  Besoin de plus de temps, besoin de plus de liberté, besoin de respirer et de quitter ces horaires contraints.

Je suis consciente d’avoir la chance de pouvoir continuer mon activité professionnelle à distance, pour la sécurité financière que cela m’apporte et l’occupation également. Mais cela m’a permis de me rendre compte que même en confinement, ce ratio de 5 jours de travail pour 2 jours de week-end ne me convient plus. Regardons ce que cela nous a conduit à faire, regardons le temps passé à travailler, pour quoi ?

  • Pour acheter plus ? notamment de choses dont nous n’aurions pas besoin, si nous ne travaillons pas.
  • Pour avoir une reconnaissance  ?qui ne vient jamais, et ne pas construire notre propre estime de nous-même.
  • Pour subvenir aux besoins de notre famille ? et oublier qu’avant tout, ils ont besoin d’amour, de temps, de partage, de simplicité.

 

Dans cette crise mondiale, dans ce temps où tout est remis en question, alors que j’étais déjà dans la construction d’un nouveau mode de vie, je m’interroge encore plus sur le sens de la vie, et sur ce qui est essentiel pour moi dans ma vie.

Pour moi, cette crise n’a de sens que si elle vous permet de faire un point, un bilan, de redéfinir un cap et de lâcher prise sur tout ce qui n’est pas important…

 

 

Image par annca de Pixabay

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