Minimalisme, frugalisme & décroissance : Ralentir sa consommation ?

Je cherche régulièrement de nouvelles sources d’inspiration pour me permettre d’apprendre et d’avancer, et Youtube est maintenant une source inépuisable ! Cela fait quelque temps que je m’intéresse au minimalisme, ce qui m’a permis d’arriver sur des vidéos sur la décroissance et le frugalisme. Des modes de vie qui décident d’aller contre ce monde de surconsommation. Parfois, les exemples sont caricaturaux, mais souvent les commentaires des journalistes sont aussi très niais.

Comme souvent, on nous montre des exemples extrêmes pour critiquer un modèle, mais n’y-a-t’il pas des modèles plus équilibrés qu’il serait important de diffuser ?

Economiser, jusqu’à quel point ?

Il y a certainement des tempéraments de personnes, et dans ces vidéos, il y a des personnes un peu extrême. Le frugaliste français présenté travaille 15 heures par jour, sans prendre de vacances, sans rien dépenser, et cela, pendant 7 ans pour prendre sa retraite à 40 ans… Personnellement, l’extrémisme n’est pas mon choix de vie, et cela, à tous les niveaux.

J’ai toujours été plutôt économe, et ce, depuis toute petite. Je ne sais pas comment ces traits de caractère se définissent, mais c’est vrai que pour moi, économiser n’est pas forcément très difficile. Surtout, si je sais pourquoi je le fais.

Pour autant, je me rends compte que j’ai tout de même dépensé des milliers d’euros sur une vingtaine d’années pour des choses inutiles qui ne m’ont apporté ni aucune aide, ni aucun plaisir…Des choses que j’ai peut-être jeté sans les avoir consommé ou utilisé, alors même que j’ai été éduqué à prendre soin des choses, à ne pas gaspiller, et que ce sont des valeurs importantes pour moi.

Quand je vois que, malgré toutes ces dépenses inutiles, je construis aujourd’hui ma liberté financière de demain, je me dis qu’on s’aliène sans se rendre compte dans le confort de notre société de consommation. Finalement, toutes ces choses inutiles (ou peu utiles) nous rendent finalement, indirectement, bien malheureux voire bien malade… Il n’y a qu’à voir l’augmentation exponentielle des burn-outs.

Ralentir sa consommation et son rythme de vie

J’expérimente depuis quelques mois une certaine forme de décroissance : moins de travail, qui revient à moins de revenus et plus de temps. Le premier impact que je vois pour moi, est plus de temps pour cuisiner (même si ce n’est pas encore très très vrai), mais déjà beaucoup moins de repas à l’extérieur, car nous avons le temps de faire nos courses, de préparer des choses simples.

Je viens de faire ma lessive, avec seulement un demi-savon, du bicarbonate de soude et quelques gouttes d’huile essentielle.. Suivra les produits ménagers que j’ai fait pendant longtemps et que j’avais arrêté de fabriquer, car j’avais trop de travail. Cela me permettra d’être aussi plus écologique en évitant de racheter des bouteilles plastiques contenant ces produits. Ainsi, il est finalement plus facile d’être cohérent dans ses valeurs.

Je cherche aussi à réduire mes dépenses pour préparer notre projet (un peu de suspense…). Dans le non-nécessaire pour vivre, mais très important pour moi, ce sont les livres ! Je pense qu’avec les formations et les accompagnements se sont mes plus gros postes de dépenses. Et bien pour tout ces sujets, je m’oriente vers du “gratuit”.

Grâce à ma liseuse, j’ai accès à un grand nombre de livres gratuits (et si vous n’avez pas de liseuse, pensez aux médiathèques). Pour les formations, j’apprends actuellement plus sur YouTube, par les livres ou en échanges de compétences.

Une évolution de conscience et plus de valeur

J’ai décidé aussi de communiquer sur ma démarche d’aller vers plus de minimalisme avec mes proches, afin de ne pas recevoir de cadeaux qui ne me serviraient absolument pas et m’encombreraient. J’ai la chance que ma famille soit attentionnée, et respecte mes choix !

Finalement, ce début de décroissance donne plus de valeurs aux petits plaisirs que l’on s’offre. Cela redonne du sens aux cadeaux, cela redonne de la valeur aux choses, , tout simplement. Et si nous avons parfois l’impression que le monde tourne à l’envers, on n’est pas obligé de le suivre dans sa course folle !

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