passages difficiles

Surmonter des passages difficiles

Une discussion avec une amie m’a inspiré cet article. Particulièrement à propos en ce moment, non ?

Nous parlions de la peur des échecs et de les surmonter. Nous avons tous surmonté des échecs, plus ou moins facilement. Avec le recul, nous en tirons facilement le positif. Mais le recul a pris combien de temps ? Parfois des années, pour devenir « la meilleure chose qui me soit arrivée » (ex: pour moi, mon échec au concours de l’université, qui m’a lancée sur l’entreprenariat). Et entre l’échec, et le moment où on en tire sincèrement et profondément du positif, combien de temps s’est-il passé ? Qu’est-ce que l’on a ressenti ? A quel point cela a-t-il été difficile ? Qu’est-ce qui nous a aidé ?

Je pense que chacun, selon son histoire, son tempérament, ses qualités, aura son processus…Je ne vous partagerai que le mien, qui s’affine au fil des obstacles de la vie ;-).


Tomber, d’abord.


Pour moi, d’abord, je tombe. Colère, tristesse, j’ai besoin d’aller toucher le fond de la piscine pour rebondir. Le temps que cela prend est proportionnel au choc encaissé. Et je peux dire qu’à chaque fois, je pleure. De colère, et de tristesse. J’accepte cela. C’est ma fin du monde. Et puis, je vais me coucher. Dormir est pour moi l’étape importante pour commencer à rebondir. Parfois, une nuit suffira. Parfois, il en faudra beaucoup.

Je crois qu’au fur et à mesure, je sais estimer le temps que je me laisse pour tomber. Une nuit pour le refus de mon prêt. Plusieurs nuits, ou plusieurs semaines, pour des choses plus douloureuses. A ce moment-là, je me concentre sur le minimum à assurer. Mais je suis toujours entourée, je ne m’isole pas. J’en parle, j’accepte de montrer cette vulnérabilité, à mes amies, qui, jamais ne me jugent. Et parce qu’elles me connaissent, elles ont confiance pour moi, dans ces moments-là.

Rebondir, passer à l’action

Ensuite, je passe à l’action. Qu’est-ce que je peux faire ?

Pour la situation, ou pour me faire du bien.

Lorsque j’ai eu mon refus de prêt, dès le lendemain, je contactais une autre banque, et trouvais le numéro d’un courtier. Lors de ma séparation, je m’inscrivais à la salle de sport. Je ne peux pas toujours contrôler la situation (c’est hors de ma zone de contrôle) mais je peux faire quelque chose dans ma zone d’influence (http://une-entreprise-et-des-hommes.fr/cercles_influences_001). Dans ce cas, je fais de mon mieux. Je mets en oeuvre ce que je peux, ce qui est en mon pouvoir pour aller dans la direction que je souhaite. Généralement, c’est déjà un mieux être, puis une stratégie. Réajuster le cap.


Lâcher-prise et accepter

Comme je le disais, je ne peux agir que dans ma zone d’influence. Je fais du mieux que je peux, mais je n’obtiendrai pas forcément ce que je souhaite (un accord de prêt, un contrat, une relation qui correspond à mes attentes…).

Quand ça va déjà un peu mieux grâce au passage à l’action, je sais que je dois accepter de ne pas pouvoir contrôler la situation. Je dois accepter cela et lâcher-prise sur ce non-contrôle, et sur l’issue de mes démarches. La croyance personnelle qui m’aide dans ce cas-là, c’est que tout ira pour le mieux. Même si cela me semble être ce que je souhaite à ce moment-là, peut-être que le fait de ne pas l’avoir sera mieux pour moi. L’échec de mon concours est l’histoire à laquelle je me raccroche, notamment.

S’offrir du bon : gratitude et positif

Et parfois ces moments-là durent…toujours beaucoup plus qu’on ne le voudrait. On n’atteint pas ses objectifs, cela stagne. Alors, je nourris tout le reste. Je pratique la gratitude, regarde tout ce pour quoi je suis reconnaissante dans ma vie. Je vais peut-être chercher à nourrir d’autres besoins, et je patiente.

Oh oui, c’est dur !

Je dis souvent que ce n’est pas ma plus grande qualité. Mais j’accepte et je vais voir plus profondément en moi ce que cela vient travailler. Et quand cela se débloque (le prêt, par exemple), je savoure encore plus cette nouvelle. Je prends conscience, j’enregistre que sans cette difficulté, j’aurais moins savouré cette annonce. Je rajoute alors une pierre sur mon cairn, pour me rappeler que les moments difficiles font partie de la vie, qu’ils nous construisent autant que les moments positifs. Qu’ils nous permettent de donner de la valeur aux choses importantes. Et que c’est aussi dans tous ces moments difficiles que l’on ressent particulièrement l’amour de ses proches…

Et vous, c’est quoi vos « tips » pour surmonter les passages difficiles ?

Ps : Oups, j’ai oublié le chocolat et les framboises 😉

2 commentaires sur “Surmonter des passages difficiles”

  1. Merci Aurélie pour le partage de ton expérience. Bien que chacun ait son processus, je retrouve un peu des étapes similaires aux tiennes. Là où je pourrais faire mieux, c’est dans la phase que tu nommes « s’offrir du bon » … J’ai besoin d’être plus bienveillante envers moi et reconnaître mes limites, pour mieux les accepter aussi.

    1. Merci pour ton retour ! Je crois qu’on a tellement appris à être des femmes fortes, qu’il peut être difficile d’accepter ses limites. Donc finalement la bienveillance ne commencerait-elle par se dire : c’est pas facile de désapprendre un fonctionnement pour en mettre en place un nouveau ? J’aime bien la notion de défi sur quelques semaines…On parle souvent de 21 jours. C’est vraiment pas suffisant pour totalement ancrer une nouvelle habitude mais ça fait un premier pas, pas trop long. 21 jours à s’offrir du bon tous les jours ? 21 jours avec un petit plaisir par jour, ça serait bien, non ? Si tu veux, je le fais avec toi 😉

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